Lier guide et autres démarches et des référentiels d’amélioration continue

3.1/ Guide et référentiels RSE des racines et objectifs communs?

L’objectif premier du guide est d’engager les structures de l’ESS dans des dynamiques d’analyse  de leurs pratiques et de mise en place de démarches d’amélioration continue. Cet objectif ainsi que les thématiques sur lesquelles il propose aux entreprises de s’interroger rejoignent largement ce que visent d’autres référentiels de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE).

La RSE lorsqu’une entreprise interroge son impact, ses relations à la société et cherche à faire évoluer ses pratiques pour avoir des impacts plus positifs (et moins négatifs). La Responsabilité Sociétale des Entreprises invite à questionner des dimensions variées de l’entreprise : gouvernance, pratiques sociales, contribution au développement local, réduction de l’impact sur l’environnement, éthique et loyauté des pratiques, etc. Une forte convergence est donc à noter entre les deux démarches, tant dans l’ambition et les méthodes utilisées que dans les thématiques à interroger.

De plus en plus d’entreprises de toutes tailles travaillent à la mise en place de politiques de RSE, pour répondre aux attentes de leurs différentes parties prenantes, ou par souci d’innovation et de différenciation. Au-delà du monde de l’entreprise, cette même approche se diffuse aussi dans d’autres types d’organisations (y compris publiques sous le terme de Responsabilité Sociétale des Organisations). Si tel est le cas dans votre structure, le guide lui-même vous invite à faire converger ces différentes démarches: « Les politiques de RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) peuvent servir à apporter une réponse dynamique et intégrée aux questionnements présentés par le guide, à les prolonger vers des thèmes nouveaux, à illustrer les bonnes pratiques, ainsi qu’à formuler et suivre certains indicateurs. »

Les normes et labels de RSE (généraux ou traitant d’une dimension spécifique) sont nombreux et souvent adaptés à des enjeux sectoriels différents. Parmi les plus connus, on peut citer:

  • ISO26000 : la norme définissant au niveau international la RSE ainsi que sa bonne mise en oeuvre dans les organisations
  • Le rapport de gestion, présentation des informations sociales environnementales et sociétales, tel que demandé dans le cadre de l’application de l’article 225 de la loi Grenelle II pour certaines grandes entreprises
  • Planet’RSE: référentiel local d’évaluation des fournisseurs répondant à des AO publics
  • AFAQ26000: évaluation de la mise en application de la RSE basée sur ISO26000
  • Score RSE: évaluation «flash » de la mise en application de la RSE basée sur ISO26000
  • Label Lucie: labellisation privée basée sur ISO26000
  • ISO 14001 &50 001: référentiel pour un système de management environnemental et management de l’énergie
  • Bilan Carbone© GHG Protocol: Référentiel et méthode de comptabilité des émissions de gaz à effet de serre
  • Label diversité et égalité professionnelle ou autres labels décernés aux entreprises
  • Référentiels sectoriels et chartes RSE développées par les Fédérations professionnelles pour leurs membres (ex: Charte de la RSE mutualiste de la FNMF)

3.2/ Pourquoi vouloir lier ces différentes démarches?

 

Premier référentiel développé spécifiquement pour les entreprises de l’ESS, le guide identifie directement les questionnements prioritaires pour ce type de structure. Il constitue également un langage commun entre les entreprises de l’ESS, qui incite d’avantage aux partages d’expériences et aux évaluations croisées que les autres référentiels. Les différents référentiels de RSE déjà existants permettent eux de fournir directement des réponses partielles ou totales à certaines préconisations du guide. Ils contiennent souvent des approches méthodologiques et des outils utiles pour répondre au guide. Ils invitent les entreprises à se questionner sur des dimensions supplémentaires non identifiées à ce stade dans le document du CSESS. Les deux démarches (RSE et guide) sont complémentaires.

3.3/ Comment faire converger les démarches déjà existantes avec celle du guide des bonnes pratiques ?

Il n’existe pas de façon unique de faire converger les différentes démarches. La bonne façon devra être appréciée en fonction de la nature des démarches déjà en place, de leur degré d’avancement et de reconnaissance par vos interlocuteurs internes. Néanmoins un certain nombre de préconisations peuvent être faites :

  • Tentez d’identifier à l’intérieur de votre structure si des démarches d’amélioration continue, sur un ou plusieurs des domaines d’actions exposés dans le guide existent (ou ont existé). Souvent, ces démarches ne sont pas “fléchées” RSE, même si in fine elles contribuent bien à améliorer la responsabilité de l’entreprise. Questionnez des interlocuteurs internes de différents métiers (RH, secrétariat général, direction juridique, direction qualité sécurité environnement, etc.) : avons-nous déjà travaillé sur l’un ou plusieurs de ces sujets (volontairement ou par obligation réglementaire) ? Nous sommes-nous déjà fixés des objectifs ? Produisons-nous certains des indicateurs mentionnés ? ;
  • Si certaines démarches sont identifiées, associez dès le départ les porteurs de ces démarches à votre étude du guide, dans certains cas, ce sont certainement eux qui sont les plus à même de coordonner votre réponse ;
  • Ne visez pas à produire deux démarches ou deux supports distincts: essayez de répondre aux demandes de l’une des deux démarches au travers de l’autre (ex: si vous avez déjà une politique de RSE bien avancée cette dernière peut vous servir à répondre aux questionnements du guide; ou bien si vous possédez une politique Ressources Humaines qui vise à favoriser la diversité, vous pouvez mettre cette dernière en valeur dans le cadre de votre réponse au guide).